Accueil > Actualités > GYKA : Une nouvelle application pour lutter contre l’insécurité, la fraude et (...)

GYKA : Une nouvelle application pour lutter contre l’insécurité, la fraude et la corruption

jeudi 13 septembre 2018

Face au défi sécuritaire au Burkina Faso, Brice Clovis Kaboré, burkinabè résidant au Canada, en connivence avec d’autres ingénieurs, a mis en place l’application GYKA. L’objectif est de renforcer la collaboration entre la population et les forces de défense et de sécurité, pour lutter efficacement contre l’insécurité.


« La pire des choses, ce n’est pas la méchanceté des gens mauvais mais le silence des gens bien », disait Norbert Zongo. Parti de cette assertion, et conscient des conséquences néfastes des trafics illicites et du grand banditisme sur le développement de l’Afrique en général et de son pays en particulier, Brice Clovis Kaboré, burkinabè résidant au Canada, a décidé de mettre à contribution sa capacité intellectuelle dans la lutte contre ces fléaux.

Ainsi, avec Amadou Roy Boudreau et d’autres ingénieurs, il crée GYKA, une application qui permet de dénoncer anonymement aux forces de l’ordre les actes suspects tels que les fraudes, les cas de corruption et les actes de terrorisme.

De manière spécifique, GYKA utilise les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) dans le domaine sécuritaire, pour transmettre des informations en un temps record. « Grâce à GYKA, il est possible de recevoir, de manière instantanée, des alertes de tous genres de la part des forces de l’ordre et de sécurité et de communiquer avec elles sur des situations spécifiques : personnes activement recherchées, zones dangereuses, engins volés, enfants perdus, etc. », a précisé le concepteur.

GYKA offre divers moyens de communication

À en croire Brice Clovis Kaboré, cette application va permettre de retrouver les personnes portées disparues. Par exemple, il sera plus facile, pour un parent, de retrouver son enfant perdu, à travers GYKA. Ceux qui auront retrouvé des enfants égarés pourront également communiquer instantanément avec la police, en envoyant une photo et des informations via GYKA. Ils pourront également passer l’alerte à toutes les personnes qui auront l’application à leur disposition.

Autre aspect important de GYKA, la fonction « anonyme » qui permet à ceux qui craignent souvent des représailles, de faire des dénonciations, sans s’exposer. Ils pourront, en toute sécurité, envoyer les informations en protégeant leurs arrières.

GYKA offre divers moyens de communication à toutes les couches de la population. En effet, il est possible d’envoyer un message vocal (moyen utile pour les personnes ne maîtrisant pas l’écrit), des textes, des photos et des vidéos pour alerter les forces de sécurité.

Grâce à cette application mobile, les forces de l’ordre pourront aussi appréhender directement les individus suspects lors de leurs contrôles de routine sur les engins.
Aussi, GYKA permet de lutter contre les ventes frauduleuses, les contrefaçons de produits, les trafics d’enfants, le vol des engins, les cambriolages, les attaques terroristes, etc. « Enfin, grâce à la franche collaboration et l’implication de la population qui ne demande que la stabilité, tout sera sous contrôle avec GYKA », rassure Brice Clovis Kaboré.

GYKA est ouverte au grand public et permettra aux utilisateurs (citoyens, hôpitaux, aéroport, hôtels, services publics ou privés, sociétés de transport, sociétés de sécurité, parkings, etc.) d’effectuer des vérifications de conformité sur les pièces d’identité des personnes et aussi sur les engins (automobiles ou motocyclettes) avant les ventes ou à la gare, avant d’embarquer.

Pour Brice Clovis Kaboré, il sera maintenant possible pour les agents de sécurité (vigiles et autres) de renseigner le numéro de la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) ou du passeport d’un visiteur ou d’un client dans l’application.
L’application est déjà disponible sur Google Store sous le nom « GYKA » et bientôt sur AppStore. Elle est pratique et simple à utiliser, promet le concepteur. En cas de danger, l’utilisateur peut envoyer un message discret aux forces de l’ordre pour préciser sa position.

La plateforme et l’application seront entièrement gérées par les forces de l’ordre et de sécurité des pays bénéficiaires. La gestion sera indépendante d’un pays à l’autre et réadaptée aux besoins de chaque pays. Tout le système et les codes leur seront remis.

GYKA, utilisée au-delà des frontières d’un pays, devient une plateforme de données sur la sécurité transfrontalière.

LeFaso.net