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Traitement de l’information en temps de catastrophe : Les journalistes burkinabè face aux inondations du 1er septembre

samedi 24 octobre 2009

Des journalistes eux-mêmes sinistrés, des photographes qui à cause des eaux ne peuvent pas rejoindre leurs rédactions, une conférence de rédaction qui se tient à 17h au lieu de 8h comme d’habitude, voici entre autres, les conditions de travail qui ont prévalu le 1er septembre 2009 dans les différentes rédactions à Ouagadougo. ; Pour en parler, c’est un panel qui s’est tenu sur le thème du traitement de l’information dans une situation de catastrophe qui a réunit journalistes, étudiants et observateurs au Centre National de Presse Norbert Zongo, le jeudi 22 novembre.


“C’est en pirogue que les journalistes de la télévision Canal3 sont allés tourner leurs différents reportages“ ; ce témoignage est de Remi Dandjinou, Directeur adjoint de ladite télévision et par ailleurs paneliste de la soirée. “Nous avons d’ailleurs dû faire appel aux sapeurs pompiers pour nous aider à avoir accès à certaines zones inondées“ ; la télévision Canal 3 a également dû faire appel à des images de camera amateur.
Conditions difficiles de travail, qui n’ont aucunement empêché la télévision de couvrir le sinistre, elle qui a même organisé une émission le jour même des inondations. 15 heures et 49 minutes, c’est le temps total que la télévision Canal3 aura consacré au traitement des inondations du 1er septembre, tout au long du mois écoulé.

Pour la Télévision nationale du Burkina représenté au présidium par Arsène Evariste Kaboré son rédacteur en chef, c’est huit heures et 45 minutes qui, dans le mois de septembre ont été consacrées au traitement de la crise. Pour le représentant de la télévision Nationale du Burkina, la difficulté a été surtout d’avoir accès à certaines zones enclavées. “Mais l’Etat a des hélicoptères et la TNB devrait pouvoir s’en servir“ ; c’est là, la réaction d’un participant au panel, qui déplore par ailleurs que ce soit seulement 48 heures après que les premiers responsables de la TNB aient pu rencontrer le ministre en charge de la communication. Toutefois, la plupart des participants ont dû reconnaitre que les journalistes burkinabè se sont montrés très vaillant.

“Un seul journaliste sur la main et pas de photographe“, voici la situation que présentait le quotidien, l’Observateur Paalga. Et pour couronner le tout, la rédaction du journal elle-même était inondée. Un photographe est bloqué à Tanghin, un autre à Yagma, le directeur de publication est resté coincé à Boulmiougou. Alors toute la coordination a été faite par téléphone et sous la pluie battante.

“Nous avons dû remplacer deux cellulaires de nos agents après le 1er septembre“, laissera tomber Ousseni Ilboudo le Directeur de publication de l’Observateur Paalga. Il laissera néanmoins apparaitre sa fierté pour le travail abattu : “ Ce sinistre a permis à nos journalistes de donner le meilleur d’eux même ; cela les change des traditionnelles ouvertures et clôtures de séminaire“.

Félicitations de madame la présidente du Conseil Supérieur de la Communication, apportées par son représentant, monsieur Bachirou Kagoné. Béatrice Damiba a félicité les journalistes pour cette initiative et pour la couverture médiatique du sinistre qu’ont constitué les inondations du 1er septembre dernier à Ouagadougou. Abdoulaye Karim Sango, secrétaire aux affaires politiques du parti politique PAREN qui également était au présidium, a abondé dans ce sens, pour saluer le fait que le sinistre a été traité de “façon responsable“ ; ce dernier était chargé d’amener un regard neutre et critique à ce panel.

C’est sous le coup de 18h15, que ce panel organisé par le Centre national de presse Norbert Zongo dans le cadre de la journée internationale de la presse, a pris fin ; et le ton général était visiblement au satisfecit. Alors mention bien pour les journalistes burkinabè face à la couverture médiatique du sinistre du 1er septembre 2009 à Ouagadougou.

Hermann Nazé

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