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Gaston Zongo, Directeur Général de BIDS-Net : « La téléphonie mobile de troisième génération (3G) est une opportunité pour démocratiser l’accès à l’Internet Haut débit pour un pays comme le Burkina Faso »

dimanche 30 octobre 2011

Les communications électroniques ont pris de d’ampleur au Burkina depuis quelques années. Mais, pas assez pour que cela soit ressenti par tous. Afin d’offrir une opportunité d’accélérer la diffusion et la démocratisation du ‘’haut débit’’ sur tout le territoire, le cabinet BIDS-NET organise une journée de réflexion pour inciter les principaux acteurs des télécommunications à accélérer la migration vers le réseau mobile de troisième génération (3 G). Pour en parler, nous nous sommes entretenus avec Gaston Zongo, directeur général de BIDS-NET.


Lefaso.net : Bonjour M. Zongo, Présentez-nous le cabinet BIDS-Net, initiatrice de cette activité ?

Gaston Zongo : BIDS-Net (Business Intelligence & Development Support Network) (http://www.bids-net.com/ ) est un cabinet spécialisé en Intelligence Economique pour le soutien au développement. BIDS-Net, dont la vision est ‘’vivre aujourd’hui en pensant aux générations futures’’, cherche à promouvoir l’analyse prospective, l’anticipation et l’innovation, l’assurance d’une veille stratégique favorable au développement du secteur privé et public et notamment la création de conditions propices à la conception et mise en œuvre de grands projets.

Au niveau des ressources humaines, BIDS-Net entend faire la promotion des jeunes en leur offrant une occasion de s’affirmer. C’est un pari sur l’avenir.
Même si présentement le focus est mis beaucoup plus sur les TIC, BIDS-Net n’est pas que ‘’TIC’’ et entend évoluer et adresser les stratégies de développement couvrant d’autres secteurs tant au niveau macro que méso et micro-économique.

Lefaso.net : Vous organisez le 03 novembre 2011 à Palace hôtel de Ouaga 2000, une journée de réflexion sur la migration des réseaux mobiles vers la 3G, c’est quoi la 3G ?

Gaston Zongo : La 3G, c’est le réseau mobile de 3e génération. On a eu les réseaux mobiles de 1ère génération qui étaient des réseaux analogiques. Actuellement, au Burkina, nous avons des réseaux mobiles de 2e génération ou encore couramment appelés ‘’réseaux GSM’’. Ce sont des réseaux numériques mais à bande étroite, donc à capacité limitée et les services offerts sont généralement la téléphonie vocale, le SMS et quelques applications. Ces réseaux peuvent connaitre un peu d’amélioration et (classés 2.5 G) avec le GPRS (General Packet Radio Service) ou EDGE( Enhanced Data Rates for GSM Evolution) pour fournir l’Internet, mais cela reste toujours très limité.

Pour avoir de l’Internet haut débit, outre l’ADSL par le réseau filaire fixe, les réseaux mobiles 3 G offrent une possibilité et là également, il y a des variantes.

Lefaso.net : Qu’est-ce qui justifie l’organisation d’une telle journée ?

Gaston Zongo : Comme partout dans le monde et particulièrement en Afrique, les communications mobiles ont pris beaucoup d’ampleur au Burkina ces dernières années. Développer le réseau mobile de 3e génération offrira une opportunité d’accélérer la diffusion et la démocratisation du ‘’haut débit’’ sur tout le territoire.

De nombreuses études ont établi la corrélation entre l’accès à l’Internet ‘’haut débit’ ’et le développement économique et social. Il va donc de soi que si les gens ont accès à de l’Internet ‘’haut débit’’ et ‘’pas cher’’ sur tout le territoire, ce sera un pas extrêmement important vers le développement se traduisant par une amélioration des conditions de vie des populations. Or, au Burkina Faso, il apparaît difficile dans un avenir très proche de développer des réseaux fixes pour fournir à la population de l’Internet Haut débit par l’ADSL. La 3G est donc une alternative intéressante pour un pays comme le Burkina, notamment dans sa quête de développement d’une économie numérique. Dans ce contexte, les opérateurs de télécommunications, le gouvernement, les entreprises, la population, bref, tout le monde a intérêt à ce qu’il y ait une migration vers cette technologie.

Lefaso.net : De quoi va-t-on parler pendant cette rencontre ?

Gaston Zongo : Au cours de la journée, il s’agira d’analyser à chaque niveau, les contraintes au développement de la 3G, mais aussi les potentialités et les opportunités attendues.

Enfin, partant des expériences menées dans d’autres pays, en particulier dans l’espace Africain, des leçons seront tirées pour faire des recommandations à toutes les parties prenantes pour accélérer l’introduction de la 3G.

Lefaso.net : Quel est le public cible pour cette journée de réflexions et d’échanges .

Gaston Zongo : En réalité, tout le monde est concerné :
Premièrement, les opérateurs (TELMOB, AIRTEL et TELECEL), les fournisseurs d’accès à Internet et les fournisseurs d’équipements parce que la 3G leur offrira de nouvelles sources de revenus.
Déjà, vous voyez des vendeurs de terminaux dits intelligents (Smartphones tels que les HTC, les IPhone, les Ipad etc.) qui sont des terminaux pour la 3G. Mais actuellement, faute de réseaux 3G, on ne peut pas utiliser le maximum des potentialités de ces outils.
Deuxièmement, les régulateurs (ARCEP et CSC) sont aussi concernés à cause de leur mission de développement du secteur des TIC, des nouveaux défis de régulation et de la prise en considération de l’imminence de la 4G et de la transition numérique terrestre (TNT).
Troisièmement, le Gouvernement, bien plus que le montant de la licence, à cause de l’opportunité d’accélérer la transformation numérique de l’économie, avec plus de chance de compétitivité et de croissance génératrices de richesses.

En effet, tous les secteurs de l’économie connaissent des transformations qualitatives par le mobile (éducation, santé, banque, commerce, etc.). Par exemple, le mobile banking ou plus généralement l’inclusion financière par le mobile est plus qu’une réalité et de nombreuses applications sont désormais possibles et connaîtront des innovations spectaculaires avec des évolutions technologiques telles que le NFC (Near Field Communication) pour ne citer qu’un exemple.
Quatrièmement, tous les usagers et en particulier les entreprises en quête de gains de productivité, et de stratégie de migration vers ce qu’il convient d’appeler l’entreprise 2.0.

Ainsi, comme tout le monde a intérêt, quelle peut être une stratégie de partenariat ‘’gagnant-gagnant’’ qui permette au Burkina Faso de tirer profit de ces avancées technologiques.

Lefaso.net : Y a-t-il des conditions particulières pour y prendre part ?

Gaston Zongo : Les frais de participations sont fixés à 75 000 FCFA par participant et donnent droit aux documents de travail, à la pause café, au déjeuner et au rapport final.
L’objectif principal, c’est de faire prendre conscience à tous les acteurs de l’urgence de migrer vers cette technologie et de suggérer des pistes de stratégie.

Interview réalisée par Moussa Diallo

Faso-tic.net

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