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Certification électronique au Burkina : L’ARCE s’appuie sur l’expertise tunisienne

vendredi 18 février 2011

Usurpation d’identité, interception de messages par des tiers, vols de cartes de crédit, de numéros de comptes bancaires…, c’est le lot de risques auxquels nous impose le monde virtuel dans lequel nous sommes embarqués par la société de l’information. La mise en place d’instruments de sécurité s’avère indispensable. Apparaissent alors des concepts tels que certificat électronique, signature électronique, horodatage… C’est l’ARCE qui doit donc accréditer les sociétés dites organes de certification électronique chargé de délivrer des certificats à des clients.


C’est pour mieux se familiariser avec ces néologismes que l’autorité de régulation des communications électroniques (ARCE) a organisé ce séminaire qui doit déboucher sur la mise en place d’organes d’enregistrement chargé de la collecte des demandes de certificats et d’organes de certification privés.

Pour parvenir à cet objectif, l’ARCE a sollicité la collaboration et l’accompagnement de l’agence nationale de certification électronique (ANCE) de la Tunisie. Ce pays est l’un des rares en Afrique à s’être dotée d’un centre de certification électronique. Le Burkina a donc toutes les raisons d’aller à l’école tunisienne.

La Tunisie s’est engagée dans le commerce électronique depuis 1997. En 2000, elle a créé l’agence nationale de certification électronique (ANCE). Rôle : mettre en place l’autorité de certification électronique, jouer le régulateur pour les fournisseurs de services de certification électronique et celui de fournisseur de services pour l’administration centrale. Sans oublier la sensibilisation des différents acteurs sur la sécurisation des services en ligne. L’ANCE joue aussi de rôle d’agence de collaboration internationale pour des échanges d’expérience et de connaissances. C’est dans ce cadre que l’ARCE a fait appel à son expertise.

Les TICs sont un puissant catalyseur de la croissance économique mais, les utilisateurs ont besoin d’un cyberespace sécurisé. C’est là que la certification électronique trouve tout son sens. Le Burkina s’appuie sur la loi n°045-2009/AN du 10 novembre 2009 portant règlementation des services et des transactions électroniques qui met à la disposition du public et des opérateurs économiques un certain nombre d’outils pour leur sécurité pour s’engager dans la certification électronique. Selon cette loi, « un document signé électroniquement a la même valeur juridique qu’un document signé manuellement », rassure Mathurin Bako, président de l’ARCE.

La certification électronique intéresse de ce fait aussi bien l’administration publique que le secteur privé. Le certificat électronique faisant office de pièce d’identité électronique sur Internet permet d’établir un environnement de confiance entre deux entités distantes et qui ont besoin d’échanger des informations.

Pour mieux protéger les citoyens et les encadrer pour entrer dans ce monde virtuel, l’ARCE est en train de mettre en place un centre d’éveil de lutte contre la cybercriminalité, lequel centre permettra de saisir tous les cybercriminels et de les traduire en justice conformément aux dispositions de la loi. « D’ici à la fin de l’année, le centre sera opérationnel », pense Mathurin Bako, le président de l’ARCE. De quoi rassurer. « Les certificats électroniques assurent la sécurité des transactions électroniques mais aussi la confidentialité des informations que s’échangent les différentes parties », souligne Ramzi Khlif, représentant de l’ANCE (Tunisie).

Le séminaire de lancement de la certification électronique marque donc le début d’un processus de sensibilisation des acteurs économiques du Burkina Faso aux questions de sécurisation dans le monde du numérique. Les participants vont donc s’approprier les contenus, les terminologies et autres néologismes qui s’imposent progressivement dans le langage courant. Ils apprendront l’utilité du certificat électronique, les procédures d’accréditation des prestataires, les procédures de reconnaissance des certificats, les conditions de validité et de suspension d’un certificat, « toutes choses qui seront utiles demain dans un monde totalement électronique », soutient le ministre de l’économie et des finances Marie Lucien Noël Bembemba, président de la cérémonie d’ouverture.

Moussa Diallo

Lefaso.net

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