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Marco Obiso (IUT) : Il faut saluer les efforts du Burkina dans la lutte contre la cybercriminalité

samedi 22 mai 2010

La question des cyberattaques concernent le monde entier. L’atelier de Ouaga a été une réalité grâce au soutien de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Dans les lignes qui suivent, le responsable chargé du volet de la cybersécurité, Marco Obiso, lève le voile sur les raisons de l’atelier de Ouaga et les actions à venir.


Marco Obiso : L’atelier était organisé dans un cadre d’un programme que l’UIT a lancé depuis 2007 et qui s’intitule "Agenda mondial sur la cybersécurité". C’est un programme de coopération internationale qui veut aider tous les pays en voie de développement et tous les pays membres de l’UIT à faire des formations et à développer des structures de surveillance sur la cybersécurité parce que nous avons compris que les pays ont besoin de ça. Les menaces informatiques n’émanent pas d’un seul pays. C’est donc nécessaire d’établir un système de coopération internationale. Nous avons choisi le Burkina Faso pour abriter cet atelier parce qu’il œuvre beaucoup dans ce domaine et nous voulons continuer à faire ce type de formation structurée pour tous les pays africains.

Lefaso.net : Après cet atelier de formation, quel appui l’UIT compte apporter aux pays dans la lutte contre la cybercriminalité ?

En fait cet atelier est un atelier d’évaluation pour comprendre le niveau de maturité que les pays ont sur la cybersécurité. La prochaine étape sera d’aider les p ays à construire une structure de veille sur la cybersécurité en l’occurrence le CIRT. C’est un point focal pour les gouvernements pour coordonner les activités afin de répondre de façon active à l’attaque informatique. L’appui de l’UIT aux pays partenaires sera de faciliter l’établissement de ces structures. L’établissement de ces structures nationales facilitera la mise en place d’une stratégie internationale de cybersécurité parce que c’est de ça que les pays ont besoin ; pas seulement des initiatives locales, mais une approche beaucoup plus complète. Il faudra aussi impliquer tous les différents acteurs de l’administration c’est-à- dire les ministères, les régulateurs, la société civile, le secteur privé, les universités. L’important c’est de créer un mouvement pour commencer à construire ce concept de culture globale sur la cybersécurité.

Lefaso.net : Le coût de la lutte contre la cybercriminalité n’est-il pas exorbitant pour les pays africains ?

Pas du tout ! Ce n’est pas une question de coût. Ce coût peut d’ailleurs être plus cher si les pays ont du mal à réagir. L’UIT peut accompagner avec de petits investissements dans les pays, mais cet investissement doit être vu comme un investissement à long terme pour commencer à former des professionnels locaux qui pourront à leur tour former d’autres professionnels. Le coût c’est d’allouer des budgets pour l’équipement et les ressources humaines et après c’est une question d’expertise et de capacité des connaissances si les pays commencent le processus. S’ils ne commencent pas, les coûts pour les pays seront plus graves parce que les cyberattaques peuvent engendrer des cybercrimes et beaucoup de perte au niveau des ressources monétaires des pays.

Lefaso.net : Qu’est-ce qui suivra après cette formation ?

Comme je l’ai dit la formation est une activité initiale d’évaluation, l’étape suivante est de construire les CIRT et ces CIRT deviendront un point focal pour la cybersécurité. Cela signifie que les CIRT deviendront comme des banques de données d’informations pour tous les internautes. Ces derniers seront ainsi guidés dans la sécurisation pas seulement des ordinateurs, mais aussi des réseaux locaux. Le point de départ c’est vraiment de comprendre les besoins des pays. Un des aspects principaux c’est la coopération internationale aussi bien au niveau de la législation qu’au niveau de la règlementation des lois. Comme je l’ai dit les cybercriminels opèrent généralement à partir d’un autre pays, donc c’est nécessaire que les pays se concertent et coordonnent la lutte.

Propos recueillis par Koundjoro Gabriel KAMBOU
Lefaso.net

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