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« Digital startups week » : Mettre en lumière les jeunes startups financées par le FBDES

mardi 30 avril 2019

Ouagadougou abrite, du 29 avril au 4 mai, une semaine dénommée « Digital startups week ». L’objectif de l’événement est de mettre en lumière les jeunes startups engagées dans l’innovation et qui ont été financées par le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES). Au programme, une visite terrain des startups ; une formation pour les coaches, formateurs et managers d’incubateurs et d’accélérateurs ; un atelier de business modeling pour les startups ; une compétition pour récompenser les meilleures startups du digital, etc. La première journée du Digital startups week a été consacrée à la visite de cinq jeunes startups. L’activité est organisée par le cabinet Eminence Afrique, en partenariat avec la Banque commerciale du Burkina (BCB), le FBDES, le ministère en charge du Développement de l’économie numérique, etc.


Sur le terrain, le cabinet Eminence Afrique et ses spécialistes ont échangé à bâtons rompus avec les jeunes startups engagées dans divers domaines. Ces domaines sont entre autres la construction, la conception de drones, la conception d’applications et de kits informatisés. Les visiteurs ont pu découvrir les différentes solutions et innovations digitales apportées par chacune de ces startups (Containers Dream, BAFA, Fasodrone, MAS distribution, etc.) dans leurs différents domaines d’intervention. Ce fut aussi l’occasion pour les promoteurs de startups de présenter leurs entreprises, les solutions proposées et les défis à relever.

Et selon le promoteur de BAFA (By African for All), Vladimir Sawadogo, une startup axée sur l’innovation technologique, son entreprise propose plusieurs solutions informatiques et innovatrices (logiciels et matériel) adaptées, en vue de faciliter la vie des populations et des entreprises au Burkina Faso et en Afrique. Et parmi les nombreux services offerts par BAFA, il y a « Line of », un système de file d’attente à distance, conçu pour les clients des banques, afin de leur permettre de se connecter à distance à l’agence pour prendre un ticket virtuel. Le client peut ainsi suivre la progression de son numéro de ticket, ce qui permet d’éviter les files d’attente.

L’autre startup visitée également à cette occasion, c’est Fasodrone, fondée par l’ingénieur aérospatial Issouf Ouattara. C’est une entreprise spécialisée dans la conception de drones et dans le traitement des données au Burkina. Et concernant le traitement des données, dit-il, l’entreprise utilise les techniques de l’intelligence artificielle et elle offre des services dans plusieurs domaines à savoir l’agriculture, l’urbanisme, les mines, le BTP, etc.

Pour la plupart des startups rencontrées, de grands projets sont en vue mais d’énormes défis restent à relever. Au nombre de ces défis figurent la visibilité des entreprises, la sensibilisation de la population aux solutions proposées, la recherche de ressources pour financer de grands projets.

Les startups visitées ont été financées par le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), un fonds de 10 milliards de F CFA mis en place par le gouvernement pour une durée de cinq ans, en vue d’accompagner les startups, a indiqué le directeur général du FBDES, Blaise Parfait Kiemdé. Cet accompagnement a permis à chaque startup de recevoir un minimum de 40 millions de F CFA ; ce qui est première dans l’histoire du Burkina Faso.

Mettre en lumière les jeunes startups

Selon Mandiali Lompo, le Digital startups week a été initié par le cabinet Eminence Afrique pour mettre en lumière et magnifier ces jeunes startups qui font la fierté du Burkina Faso aujourd’hui.

Pour le directeur général du bureau des innovations de la Banque commerciale du Burkina (BCB), l’une des banques partenaires du Digital startups week, Soumaila Ouattara, la visite de terrain les a réconfortés dans leur choix d’accompagner les jeunes startups. « Vu ce qui se passe sur le terrain, cela donne de l’espoir à la jeunesse burkinabè et surtout encouragera les autres jeunes à suivre leurs pas », a-t-il indiqué.

Quant au spécialiste chargé de former les startups dans le business modeling, Mondher Khanfir, il a souligné que l’histoire des startups est la même partout dans le monde. « Lorsqu’un entrepreneur a vraiment une ambition forte, une maîtrise d’un sujet dans une technologie particulière et qui a envie de changer la réalité sociale et économique de son pays ou de sa famille, c’est possible, lorsqu’on a un certain nombre d’éléments favorables ».

Yvette Zongo
Lefaso.net