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Afrique/ Intelligence artificielle : La Banque africaine de développement et Intel vont former des millions de personnes dans le domaine

mercredi 12 juin 2024

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La Banque africaine de développement (BAD) et le géant de la technologie Intel, ont annoncé le 7 juin à Nairobi, au Kenya, la formalisation de leur coopération pour transformer l’écosystème numérique africain. Ce partenariat scellé à l’occasion des assemblées annuelles de l’institution financière, vise à doter trois millions d’Africains et 30 000 fonctionnaires de compétences en matière d’intelligence artificielle (IA).


C’est un accord qui contribuera à la création d’une masse critique d’Africains maîtrisant les compétences de la quatrième révolution industrielle (4IR) afin d’accélérer la croissance et la productivité et de positionner les Africains comme contributeurs, et non comme simples consommateurs, de la 4IR. La formation selon l’établissement financier, permettra de relever les défis socio-économiques et de stimuler la productivité dans des secteurs clés pour la croissance tels que l’agriculture, la santé et l’éducation, perturbant ainsi les cycles de croissance traditionnels.

Cette collaboration dans le domaine de l’IA est une très bonne initiative selon les responsables de Intel. « Intel se réjouit de poursuivre sa collaboration avec les gouvernements africains pour rendre les technologies avancées telles que l’IA accessibles à tous, en faisant tomber les barrières liées à la géographie, au genre et à l’ethnicité, et en permettant une participation généralisée à l’économie numérique », a déclaré Bienvenu Agbokponto Soglo, directeur des Affaires gouvernementales pour l’Afrique et liaison IGA CTO d’Intel.

Ousmane Fall, directeur par intérim du développement industriel et commercial à la Banque africaine de développement, a souligné l’importance des compétences numériques pour la jeunesse africaine.
« Avec les progrès de la technologie numérique, notre monde évolue rapidement, tout comme notre jeunesse, qui devrait atteindre 830 millions d’individus d’ici à 2050. Pour développer des compétences à grande échelle et à la vitesse nécessaire, nous avons besoin de la coopération de tous », a-t-il affirmé.

Ousmane Fall a laissé entendre que la Banque est ravie de collaborer avec Intel pour travailler à la réalisation de cet engagement commun. « Ensemble, nous façonnons l’avenir numérique de l’Afrique et nous autonomisons notre jeunesse », a-t-il ajouté

En effet, le partenariat aidera également les pays africains, les communautés économiques régionales et les organisations continentales à élaborer des cadres politiques et réglementaires harmonisés en matière d’IA, de 5G, de Wi-Fi 6E, de données et de l’informatique en nuage.

Pour rappel, le groupe de la Banque africaine de développement est la première institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement, le Fonds africain de développement et le Fonds spécial du Nigéria. Présente dans 44 pays africains et disposant d’un bureau extérieur au Japon, la Banque africaine de développement contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Quant à Intel, c’est un leader de son secteur, créant des technologies révolutionnaires qui favorisent le progrès mondial et enrichissent la vie des gens. Inspirés par la loi de Moore, l’entreprise travaille pour faire progresser la conception et la fabrication de semi-conducteurs afin d’aider ses clients à relever leurs plus grands défis.

Serge Ika Ki
Lefaso.net
source : www.afdb.org

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