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Traque des cybercriminels : La Côte- d’Ivoire juge et condamne, le Nigéria aussi !

samedi 22 mai 2010

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Djékou Abraham recevant son diplôme des mains de M. Paul-Marie Compaoré, SG du Premier ministère

Face à la menace sérieuse que constitue la cybercriminalité, tous les pays sont unanimes à reconnaître la nécessité d’unir leurs forces, de partager leurs expériences et de coordonner leurs actions pour vaincre ce fléau de la société de l’information. L’atelier de Ouagadougou sur la cybersécurité qui a réuni au total six pays de l’Afrique de l’ouest a permis à chaque pays de savoir comment la lutte est menée chez l’autre.


A l’issue de l’atelier nous avons échangé avec les participants de la Côte- d’Ivoire et du Nigéria pour mieux appréhender l’ampleur du phénomène dans leurs pays respectifs et les stratégies de lutte mises en œuvre pour traquer les cybercriminels.

Djékou Abraham, conseiller technique du Directeur général de l’ATCI

En Côte- d’Ivoire nous avons commencé à être sensibilisés sur la question depuis l’année passée. Nous avons mis en place un CIRT expérimental qui fonctionne depuis juillet 2009. A ce jour on a arrêté environ 70 cybercriminels qui arnaquaient les gens en Europe et dans la sous région. Ils ont été jugés et condamnés. A part cela nous faisons de la sensibilisation, de la formation. Après cet atelier nous allons mieux structurer le CIRT (Computer incidence response team), mener des activités pour qu’au niveau national nous puissions jouer le rôle qui est le nôtre.

Lefaso.net : Quels sont les effets néfastes de la cybercriminalité que les ivoiriens ressentent de façon directe dans leurs foyers ?

Il y a beaucoup d’effets négatifs. Sur le plan économique déjà les arnaqueurs arrivent avec leurs comportements à salir l’image du pays. Ils font fuir les investisseurs parce qu’il n’y a plus de crédibilité. Le deuxième aspect c’est que les utilisateurs des TIC perdent confiance dans les outils en termes d’échange d’informations. Pour accéder par exemple à leurs informations bancaires ils ont peur parce qu’à tout moment des criminels peuvent subtiliser leurs informations personnelles pour avoir accès à leurs ressources financières. Il y a aussi les cybercafés que les enfants fréquentent et il n’est pas bon qu’ils soient en contact avec les images pornographiques. Il y a vraiment un travail de sécurisation, de protection, de confiance qu’il faut bâtir avec les utilisateurs de l’internet.

Omolola Olufemi du Nigéria

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Omolola Olufemi (gauche) et Ali Drissa Badiel

La cybercriminalité est quelque chose de très sérieux en Afrique et particulièrement au Nigéria. Cet atelier de Ouagadougou est un pas vers la lutte contre la cybercriminalité.

Lefaso.net : Beaucoup de cyberdélinquants viennent du Nigéria ; peut-on s’attendre à une diminution drastique de ces attaques après votre participation à cet atelier ?

C’est vrai les cyberdélinquants en provenance du Nigéria sont très nombreux. Le Nigéria n’a pas attendu l’atelier de Ouaga pour entreprendre des actions contre la cybercriminalité. Il y avait déjà des campagnes de sensibilisation contre la cybercriminalité et les menaces que cela représente. La prochaine étape sera la mise en place du CIRT et l’atelier de Ouaga permettra sa concrétisation, ce qui sera une étape plus importante dans la lutte contre la cybercriminalité.

Lefaso.net : Y a-t-il déjà eu des jugements et condamnations de cas de cybercriminalité ?

Au Nigéria il n’y a pas de législation au niveau national pour réprimer la cybercriminalité en tant que tel. Toutefois il y a un organisme chargé de lutter contre les crimes économiques et tous les cas de cybercriminalité sont redirigés vers cette instance de lutte contre les crimes économiques qui sanctionne conformément à ses textes.

Propos recueillis par Koundjoro Gabriel KAMBOU
Lefaso.net

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