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Azize Ouédraogo, un architecte du Web

mardi 23 février 2010

Il a fait son premier site Web il y a de cela une quinzaine d’années. Aujourd’hui, l’on retrouve sa touche dans une quarantaine de sites dans des domaines très variés, plusieurs de grande renommée comme votre portail favori (Lefaso.net) ou le site de l’ambassade du Burkina en France ou encore un site célèbre de rencontres en ligne (http://www.lovea2.com/). Son nom, Azize Ouédraogo, un architecte du Web, pour qui un site Internet « est avant une création, un œuvre d’art ». Lefaso.net est allé à la rencontre de celui qui, comme ses confrères, reste généralement dans l’ombre.


Qui est Azize Ouédraogo ?

Je tiens à remercier l’équipe de LeFaso.net pour l’opportunité qu’elle me donne de pouvoir m’exprimer sur mon parcours et mes expériences dans le domaine de l’Internet.
Azize Ouédraogo, j’ai 34 ans, marié et père de 2 enfants. Je suis gérant de la société MANOD Technologie, Cabinet de Conseil en Ingénierie et développement Informatique.

Parlez-nous un peu de votre parcours ?

J’ai toujours été un passionné de l’informatique. Tombé très jeune dans l’informatique, j’ai côtoyé mon premier ordinateur dès l’âge de 13 ans. Je crois que c’est de là que s’est fait le déclic. Comprendre comment une simple machine peut faire telle ou telle chose… Le plus dur étant de bien « lui expliquer ce que l’on veut qu’elle fasse ».
J’ai obtenu le baccalauréat série D au Lycée Municipal Bambata de Ouagadougou en 1996, avant de m’envoler pour l’Institut National Polytechnique de Yamoussoukro pour y suivre une formation de technicien Analyste programmeur.

Mon cursus académique s’est poursuivit par la suite au groupe EPITA à Paris, où j’ai obtenu un diplôme d’Ingénieur en Informatique 2002.
J’ai commencé mon activité professionnelle dans une SSII (société de services en ingénierie informatique) en région parisienne. Mes premières missions étaient auprès de grands comptes dans le domaine de l’Industrie tel que le groupe Saint Gobain Weber ou le Groupe Veolia. J’y ai intégré des équipes de développement sur des projets de CRM (gestion de la relation client). A la suite de ses expériences fructueuses je me suis vu confier la gestion d’un projet de CRM, et la responsabilité de l’équipe qui devait couvrir sept pays à travers le monde (France, Belgique, Roumanie, Bulgarie, Roumanie, Thaïlande et Chine). Par la suite je me suis intéressé à des projets dans d’autres domaines tels que la grande distribution et le e-commerce B2B (Business to Business).

Fort de mes expériences passées outre Atlantique, j’ai décidé il y’a deux ans de revenir en Afrique et de créer MANOD Technologie. MANOD technologie couvre divers métiers de l’informatique : l’audit et le conseil, la sécurité informatique, les bases de données et bien sûr l’Internet.

Vous êtes particulièrement investi dans le développement des sites Web ; pourquoi ce choix ?

J’ai développé mon premier site il y a une quinzaine d’année, c’était le site de mon école (Institut National Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro). A l’époque ce qui m’a motivé c’était l’aspect création. Un site internet est avant tout une création, comme peut l’être une œuvre d’art. Il doit pouvoir, en plus de faire passer une information, être esthétique, créer un environnement en relation avec l’information, transmettre une émotion. Un site pour une société d’hydrocarbure par exemple n’aura pas le même agencement que le site d’un distributeur d’automobile. La population cible n’est pas la même, la présentation de l’information doit en tenir compte… c’est une alchimie entre la technique et l’infographie.
Pour créer un site internet efficace, il faut donc dans un premier temps comprendre le métier du client, se poser les bonnes questions sur le pourquoi d’une présence sur Internet, quel sera le profil des visiteurs ? À quelle cible géographique est destiné ce site ? Etc.
C’est toute cette complexité qui m’interpelle et que j’apprécie dans les projets de site Web.

Quelle formation avez-vous suivies pour cela ?

Dans les premières années de l’Internet tous les sites web étaient statiques, composés de pages HTML. Il n’y avait pas encore de formation dédiée à ces compétences. C’est donc de manière autodidacte que je me suis mis à développer mes premiers sites. Par la suite il y’a eu l’avènement du langage PHP et des sites dynamiques. Pour information, le langage PHP est le langage le plus répandu dans le monde du web et du logiciel libre. Microsoft s’est lancé bien après dans ces technologies avec le VB Script, l’ASP. Aujourd’hui les dernières versions très abouties de Microsoft sont basés sur le Framework .NET.

Parlez-nous de quelques-unes de vos réalisations

J’ai réalisé un peu plus d’une quarantaine de sites internet, dans des domaines très variés. De sites institutionnels aux sites grand public en passant par des sites de e-commerce.
En Europe j’ai travaillé sur des sites de e-Commerce B2B dans la grande distribution. J’ai développé la première version d’un des sites leader aujourd’hui dans la mise en relation de personnes (site de rencontres) en 2000.
J’ai travaillé pour le compte du gouvernement burkinabé sur certains sites institutionnels à l’intérieur comme à l’extérieur du Pays. Enfin j’ai travaillé sur de nombreux sites communautaires ou de médias dont LeFaso.net

Comment en êtes-vous arrivé à travailler sur Lefaso.net ?

J’ai fait la rencontre en 2003 de Cyriaque Paré, alors responsable de la communication à l’Ambassade du Burkina Faso à Paris. C’était quelques jours après la fermeture d’un site internet sur le Burkina (www.burkinet.com). Il m’a alors proposé d’animer une rubrique actualité d’un site pour la diaspora que j’administrais à cette période. Je lui ai proposé non pas une rubrique, mais que l’on s’associe pour la création d’un nouvel espace. C’est ainsi qu’est né par la suite Lefaso.net.

D’une manière générale comment appréciez-vous le Web burkinabè ?

Je classifierais le Web burkinabé en deux groupes, le Web de l’administration d’une part et le « reste » du Web. Il y’a dix ans, tout le monde s’est engouffré dans la notion de « site internet » tout le monde en voulait un. Le gouvernement d’alors avait mis en place la première version du « e-gouvernement » ou « e-administration ». A cette époque les sites internet servaient surtout à présenter les institutions.

Aujourd’hui, et ce depuis 3 ou 4 ans, les sites Internet veulent non plus se limiter à ces présentations, mais proposer du service, du service qui est censé rendre plus performante l’administration et plus « agréable » la relation entre les citoyens et l’administration. Le problème est que le Burkina Faso est à la traine dans ce domaine. En occident les gouvernements ont saisi tout le bénéfice qu’ils peuvent en tirer pour simplifier la gestion de leurs ressources, et gagner et faire gagner du temps à leurs concitoyens.

Pour le « reste » du Web burkinabé, en général, nous avons de sites de bonne facture, même si certains standards essentiels de l’Internet ne sont pas respectés.

Quels conseils donneriez-vous aux webmasters ?

Le premier conseil que je peux donner aux webmasters est que l’on a beau faire le plus beau site du monde, si l’on n’informe pas le monde qu’il existe, ce la ne servira à rien. Il faut donc penser au référencement lors du développement de site.
Le deuxième conseil est qu’il faut tenir compte des types d’accès des internautes, en termes de débits des connexions, de résolutions d’écran, etc.
Enfin je recommande aussi qu’ils s’imprègnent du Web 2.0 qui est l’avenir d’Internet.

C. Paré
Lefaso.net

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