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TIC : Le Burkina se dote d’un programme Open Data

vendredi 6 juin 2014

Le ministère du développement de l’économie numérique et des postes organise du 5 au 6 juin 2014 un forum national des données ouvertes (Open data). Ainsi, le Burkina devient le premier pays de l’Afrique francophone à se doter d’un programme d’Open data. Une initiative soutenue financièrement et techniquement par la Banque mondiale.


Le Burkina ne peut rester en marge de la marche vers la construction de nouvelles sociétés appelées « Open society ». Mais, l’initiative des données gouvernementales ouvertes au Burkina est née à la suite d’une rencontre d’échanges entre le ministre de l’économie et des finances et le département des nouvelles technologies de l’information de la Banque mondiale en 2012, afin de connaître les opportunités de coopération entre notre pays et cette institution mondiale. Une rencontre qui débouche, plus tard, sur le programme Open data, piloté par le ministère du développement de l’économie numérique. Actuellement, le prototype de la plateforme faisant l’objet d’échanges des participants au forum est www.alpha.data.gov.bf

L’Open data est une initiative qui encourage la mise à disposition des données non sensibles produites par les administrations, le privé ou la société civile sur une même plateforme. C’est par exemple des statistiques, au niveau de la santé, de l’éducation, de l’administration territoriale…, regroupées sur une même plateforme et accessible à tous. « L’information est une ressource capitale et très souvent les étudiants souffrent dans la production de leurs rapports parce que les informations ne sont pas disponibles. Nos administrations elles-mêmes ne peuvent pas être efficientes parce qu’elles perdent beaucoup de temps dans la recherche des informations qu’elles ont-elles-mêmes produites. Le privé a besoin d’information, les partenaires au développement aussi… », note Alfred Sawadogo, le directeur général de l’Agence nationale de la promotion des TIC. Le programme Open data devrait permettre de résoudre cette préoccupation. Car son objectif est donc de mettre des informations à la disposition des citoyens et des entreprises, mais aussi encourager leur réutilisation pour pouvoir créer des services à valeur ajoutée.

Un souci de transparence et de création d’activités à valeur ajoutée

C’est pourquoi, de plus en plus, des Etats ouvrent leurs données non sensibles. Ceci, dans un souci de bonne gouvernance mais aussi et surtout pour susciter l’émergence d’activités économiques autour de ces données. Un meilleur accès aux données permettrait aux décideurs politiques de prendre des décisions plus éclairées. Aussi, permet-il aux entrepreneurs d’innover et aux étudiants, professeurs et autres chercheurs d’élargir l’horizon de leurs recherches. L’ouverture des données permettrait également à la société civile de participer activement au développement socio-économique du pays en ayant.

C’est dire que l’amplification de la démarche à l’ensemble des ministères pourrait également offrir d’énormes possibilités pour les applications e-gouvernement et ainsi améliorer la gouvernance pour la reddition de comptes aux citoyens. « Cette perspective est d’autant plus excitante compte tenu de l’augmentation prochaine de la bande passante à haut débit prévue dans le cadre du projet régional des infrastructures de communication en Afrique de l’Ouest (PRICAO) soutenu par la Banque mondiale », estime la représentante résidente de la Banque mondiale, Mercy Tembon. Avec le renforcement de la connectivité au Burkina notamment avec les projets d’atterrissement virtuel, on pourra développer des applications qui donnent la cartographie à l’échelle d’un secteur donné, l’ensemble des points de ventes des produits pharmaceutiques, l’ensemble des écoles, l’ensemble des centres de santé par domaine de compétence. « Ce sont ces types d’application qui sont encouragées et qui pourraient être développés grâce à la disponibilité des données », soutient le directeur général de l’ANPTIC.

Permettre au gouvernement d’être efficace

« Le fait que le gouvernement du Burkina ait opté d’être parmi les premiers pays à mettre en œuvre cette initiative nous fait plaisir et c’est pour cela que nous sommes à leur côté pour réaliser cette initiative. Open data va permettre au gouvernement burkinabè d’être plus efficace, ça va permettre de donner l’accès aux chercheurs, ça va aider les entreprises à créer des emplois ; ça va accélérer le développement économique et social du Burkina », soutient Mercy Tembon avant d’assurer que la Banque mondiale est prête à fournir le soutien nécessaire pour aider le Burkina tout au long du processus, à en croire sa première responsable à Ouagadougou.

La cérémonie d’ouverture a connu la présence effective des deux marraines, la ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation et la présidente de la commission de l’informatique et des libertés. Le ministre de l’économie et des finances, lui, a été représenté par son conseiller technique. C’est d’ailleurs ce dernier qui a officiellement ouvert le forum.

Moussa Diallo

Faso-tic.net

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