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Lefaso.net a 10 ans : La gestion des forums comme menu principal de la célébration

lundi 21 octobre 2013

19 octobre 2003-19 octobre 2013. Votre portail d’information, Lefaso.net a 10 ans. Pour célébrer cette décennie d’existence, la direction générale du portail a invité les collaborateurs, forumistes et autres lecteurs à la réflexion. Un panel a réuni ces différents acteurs, en ce jour anniversaire, au CENASA, autour de la problématique de la gestion des forums de discussion des médias en ligne.


Lefaso.net a été officiellement lancé le 19 octobre 2003, sur initiative d’un journaliste (Cyriaque Paré) et d’un informaticien (Abdel Azize Ouédraogo). Avec pour ambition de « contribuer à faire connaître le Burkina grâce à une bonne exploitation des sources d’information ».

10 ans plus tard, les statistiques de ce portail sont des plus intéressants : 40 000 visiteurs par jour, plus de 30 000 abonnés à la newsletter quotidienne, 28 000 fans sur la page Facebook. Les visiteurs proviennent de tous les pays du monde, les cinq principaux étant le Burkina (avec 51% des visiteurs), la France (avec 10%), les Etats-Unis (avec 7%), le Canada (avec 3%), la Côte d’Ivoire (avec 2%).
Aujourd’hui, Lefaso.net c’est aussi des sites partenaires spécialisés (Faso-tic, Tourismeaufaso, Fasorama), tous édités par la société les Editions Lefaso. Ce qui contribue à accroitre l’audience du principal site qu’est Lefaso.net. Une audience qui fait du Faso.net le site le plus visité au Burkina après Google, Facebook et Yahoo, selon Alexa, un site de mesure d’audience.

De la complexité de la modération des forums

Dès le départ, Lefaso.net a pris en compte l’interactivité, conformément aux exigences des médias en ligne et à l’état de leur évolution au début des années 2000. « Cette interactivité, ce sont les forums de discussions, mais ce sont aussi les sondages, les formules de journalisme citoyen que nous essayons parfois avec les contributions des citoyens désireux de se faire entendre en participant à la production et à la diffusion de l’information. Ainsi, nous recevons dans les forums 500 contributions par jour dont nous réussissons, tant bien que mal à valider les deux tiers. Le reste étant censuré de fait », a rappelé Dr Cyriaque Paré, l’un des fondateurs du site.

Avec autant de contribution, la gestion de ces forums est de plus en plus complexe. Surtout quand les passions viennent à s’exacerber sur certains sujets. Aussi bien dans les forums, par mail ou encore en ville, les gestionnaires du site sont régulièrement interpellés, certains les accusant de censure massive, d’autres de laxisme dans la modération et d’être complices de la diffamation et de la diffusion d’informations sans fondements. « Entre les règles de base du journalisme, la soif d’expression du public, les recommandations et les interpellations du CSC, il n’est pas toujours facile de savoir à quel saint se vouer », a reconnu Dr Cyriaque Paré.

Du respect de la « nétiquette »

Ce panel avait donc pour but d’expliquer le fonctionnement des forums et surtout répondre aux interrogations des internautes. Il était animé par Dr Paré, Dr Emile Pierre Baziomo (enseignant-chercheur à l’UO), André-Eugène Ilboudo (médiateur du Faso.net) et Jean-Paul Toé (chef du département des études et des programmes du CSC).

Dans l’objectif de pacifier les débats et rendre le travail des modérateurs plus aisés, les différents intervenants n’ont pas manqué d’en appeler au respect de la nétiquette, les règles de savoir-vivre sur le Net. La netiquette prescrit par exemple, à propos des forums de discussions, de :
-  prendre le temps de lire ce que les autres ont écrit avant d’intervenir ;
-  faire des commentaires en rapport avec le sujet ;
-  rester courtois et poli ;
-  éviter d’écrire en majuscules ou en langage SMS.

La ruée vers « l’or interactif »

Dr Emile Pierre Baziomo, dans sa communication a tenté d’expliquer cet engouement de plus en plus prononcé pour les émissions interactives, engouement qu’il a qualifié de ruée vers « l’or interactif ». Il a cité une kyrielle d’exemples d’émissions interactives aussi bien dans les radios, télévisions que sur Internet. Qualifiant l’espace interactif de démocratique, Dr Baziomo soutient que « la question de la liberté est la garantie essentielle des espaces interactifs, surtout sur Internet ». Mais, il faut arriver à allier liberté et responsabilité. Malheureusement, ce n’est pas souvent le cas, regrette-t-il.

Mais une chose est sûre, l’internaute est devenu journaliste et juge, à la fois. Ce nouvel acteur est aussi craint qu’adulé par les journalistes et tous ceux qui s’expriment publiquement sur Internet. « Le constat relatif à la violence des propos révèle les limites et la complexité de la modération des forums », souligne Jean Paul Toé, chef du département des études et des programmes du CSC. Comme ses prédécesseurs, il a invité les forumistes à plus de pondération dans leurs réactions, mais aussi et surtout à plus de responsabilité.

Des recommandations

Puis, il égrène une série de recommandations à même d’assainir ces espaces interactifs dans les médias en ligne au Burkina. Il cite, entre autres : la création de conditions générales d’utilisation des médias en ligne, fixant les règles d’accès au forum, les limites légales aux contenus, les sanctions en cas de transgression, les règles relatives à la propriété intellectuelle, à la loi applicable en cas de contentieux.

Aussi, souhaite-t-il :
- création d’une charte des commentaires ;
- inscription des internautes auprès du site ;
- renforcement de la communication avec les internautes ;
- formation des modérateurs.

La régulation des médias en ligne n’est pas une tâche simple ; car il s’agit pour le régulateur de concilier plusieurs droits. Comment peut-on amener le régulateur, le modérateur des forums de discussion et les internautes à regarder dans la même direction ? C’est bien ce que tente de faire André-Eugène Ilboudo en tant que médiateur du Faso.net. Il a saisi l’occasion de ce panel pour rappeler le rôle d’un médiateur, mais aussi évoquer les difficultés probables d’un médiateur comme celui de Lefaso.net. Sa tâche est rendue plus complexe par le fait qu’il a, en face, un acteur qui agissant encagoulé (forumiste anonyme) et un autre à visage découvert (le journal). En tous les cas, il en appelle à plus de pondération et de responsabilité des différents acteurs.

Moussa Diallo

Faso-tic.net

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