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Téléphonie mobile au Burkina : Qualité défectueuse et silence radio des opérateurs

jeudi 3 octobre 2013

C’est connu de tous, la qualité des trois réseaux de téléphonie mobile au Burkina laisse à désirer. Mais, elle semble avoir pris l’ascenseur vers le bas depuis quelques jours. Difficile de joindre son correspondant. Malgré cette « dégringolade qualitative », c’est le silence radio aussi bien au niveau des opérateurs que des autorités politiques. Le principal perdant, c’est bien entendu le consommateur.


Le Burkina compterait plus de 10 millions d’abonnés à la téléphonie mobile aujourd’hui (9 976 105 au 31 décembre 2012), soit plus d’un burkinabè sur deux. Si l’on s’en tient à ces chiffres bruts, c’est important. Mais, il faudra diviser ce chiffre par 2, voire par 3 pour avoir le nombre exact de burkinabè ayant au moins un téléphone. La plupart des burkinabè ayant opté de s’abonner aux trois opérateurs pour bénéficier des facilités offertes par tous (normalement concurrentes). Ou du moins, pour faire face aux aléas de la qualité (souvent mauvaise). Malgré tout, joindre son correspondant relève d’un casse-tête ces temps-ci. Que ce soit Telmob, Airtel ou Télécel, c’est le même calvaire. La qualité déjà décriée depuis longtemps semble se dégrader. Pourtant, certains avaient bâti leur publicité sur la robustesse de leurs installations. Pire, le consommateur n’a aucune explication. Encore moins, des excuses pour les désagréments subis. Et le consommateur est dans l’expectative. Ce silence n’est pas pour déculpabiliser les responsables de ces opérateurs.

Pourtant, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes avait attiré l’attention des opérateurs sur le respect des cahiers de charge.

Le rapport annuel d’activités 2012 de l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électriques et des postes), tout en reconnaissant que les trois opérateurs ont consenti des efforts dans l’extension et la densification de leurs réseaux par l’élargissement de leurs zones de couverture et l’évolution des parcs d’abonnés, précise que « les obligations de déploiement des réseaux par chacun des opérateurs n’ont pas été entièrement exécutées conformément aux dispositions du cahier de charges ». Mieux, le régulateur a demandé à tous de faire davantage d’efforts pour améliorer la qualité des services offerts. Car, les consommateurs ne cessent de se plaindre. En somme l’on constate que le régulateur n’a pas été entendu. Ou du moins, il n’a pas été suivi.

Tous coupables

La faute incombe aux opérateurs, c’est certain. Mais, on pourrait en trouver d’autres, notamment les autorités politiques qui ne font pas grand-chose pour obliger ces sociétés, qui brassent des milliards sur le dos du citoyen, à respecter leurs engagements. Mais, le consommateur lui-même, ne fait pas assez pour se faire entendre. Le plus souvent, il préfère se plaindre dans les grins de thé et dans les salons. Certes, actuellement, aucun consommateur ne pourra compter sur la Ligue des consommateurs pour défendre ses intérêts. Elle qui n’a pas fini de régler ses problèmes de leadership. Mais, n’est-il pas temps que l’abonné lambda este une action en justice contre ces opérateurs ? Sans présumer de l’issue de cette action, elle aura au moins le mérite d’attirer l’attention des opérateurs, mais aussi des politiques. Peut-être que la solution pourrait venir de là !

L’autre problème soulevé par les consommateurs, c’est l’absence de « concurrents sérieux ». Actuellement, c’est à se demander si les trois ne se concertent pas pour fixer les différents tarifs. Aussi, ils offrent quasiment (à quelques exceptions près) les mêmes services.

Il est question d’un appel d’offre pour l’octroi d’une licence à un 4e opérateur depuis plus de deux ans. Mais, on ne le voit pas venir. Appel infructueux, nous avait-on dit. Avant de préciser que le second appel d’offre est en bonne voie. On peut se permettre de douter de cette « bonne voie », puisqu’il ne semble mener nulle part. En tout cas, pas au Burkina pour l’instant.

Moussa Diallo

Faso-tic.net

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