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Images choquantes et violentes dans la presse : Béatrice Damiba seule contre tous ?

mardi 7 mai 2013

Invitée à un panel par les organisateurs de la journée commémorative de la liberté de la presse en compagnie d’Edouard Ouédraogo, de Rémi Dandjinou et de Pierre Dabiré , Béatrice Damiba a fait face au flot de critiques émanant de responsables d’organes de presse et de participants sur le thème des images choquantes et violentes. Avec hargne et détermination, elle a défendu les convictions qui sont les siennes. Quitte à donner le sentiment d’être incomprise.


Béatrice Damiba se savait attendue sur un sujet qui fait couler beaucoup d’encre et de salive en ce moment. Elle l’a fait savoir en laissant entendre qu’elle était bien consciente de ce que le débat ne serait pas du tout facile.

Et même qu’elle aurait à affronter des opinions qui ne vont pas forcément dans le même sens qu’elle. Pour ne pas dire qu’on ne lui ferait pas de cadeau ! Et c’est ce qui s’est passé dans la salle de conférence des archives nationales. Pourtant dira-t-elle, « j’ai tenu à être présente ».
En tout cas le face-à-face a tenu toutes ses promesses. Surtout que les deux parties n’ont pas fait dans la langue de bois.

Le ‘’CSC’’ intransigeant

Dans son rôle de gardienne du temple, Béatrice Damiba a donc répondu de façon énergique aux remarques, critiques et attaques qui fusaient de toute part. Rejetant par moment ce qu’elle a qualifié de « hors sujet ».
Fait notable, aucun de ses principaux lieutenants du collège des conseillers n’est monté au front. N’empêche, ‘’madame la présidente’’ n’a pas cédé un pouce de terrain à ses adversaires. La majorité des intervenants estimant que le concept d’images choquantes et violentes était flou et même qu’il ne figurait pas dans le code de l’information.

Qu’à cela ne tienne ! Pour « Tantie Béa », la question des images (violentes et choquantes) dans les médias burkinabè doit-être gérée avec plus de tact et de professionnalisme en tenant compte des codes éthiques, sociologiques et culturels ; ceci afin d’éviter que le CSC ne soit contraint d’intervenir à nouveau comme il l’a déjà fait par le passé.

La carotte et le bâton de Béatrice Damiba

Rappelons effectivement que des organes de presse ont été auditionnés et d’autres sanctionnés par des suspensions de parution. Lefaso.net est certainement le dernier en date qui, le 24 avril dernier, a été auditionné pour avoir laissé passer des commentaires d’internautes jugés discourtois envers le Premier ministre lors du passage de celui-ci à l’université de Ouagadougou.

Le CSC qui assure et assume sa fonction de régulateur promet d’ailleurs que d’autres cadres d’expression vont bientôt être créés pour aborder à nouveau la question de la régulation.

Ex-journaliste de la presse publique, ancienne ministre et ambassadeur, Béatrice Damiba a remplacé Luc Adolphe Tiao à la présidence du CSC en 2007. Récemment reconduite pour un nouveau mandat, elle se présente régulièrement comme celle qui manie la carotte et le bâton.

Juvénal Somé
Lefaso.net

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