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« Rire à Gogo » : Du virtuel au réel pour donner du sourire des orphelins

vendredi 3 février 2012

Blagues, histoires drôles, images insolites, c’est l’essentiel du contenu du profil Facebook du groupe d’amis « Rire à Gogo ». En plus de faire rire les gens sur Internet, ce groupe a décidé de passer du virtuel au réel avec des objectifs nouveaux : cotiser pour soutenir un orphelinat. Dans ce monde perverti par les TIC, lancer un élan de solidarité sans tomber dans l’arnaque est un pari risqué. Mais « Rire à Gogo » entend bien mener ce combat, celui de faire rire aussi des orphelins.


« Rire à Gogo » est un groupe d’amis sur Facebook. Les membres se donnent pour but de raconter des histoires drôles ou publier des images choques et insolites afin d’apporter du sourire aux internautes. Question de bien démarrer sa journée de travail ou de bien la terminer. Nous vivons dans un monde stressé. Chacun avec ses problèmes quotidiens. Les membres de ce groupe permettent aux autres internautes d’oublier leurs soucis, il ne se reste qu’un bout de temps. Comme le veut le principe de l’Internet, c’est sans distinction de race, de sexe, de nationalité pour ses membres. Créé, il y a seulement quelques mois, « Rire à Gogo » compte environ 1500 adhérents déjà. Jusque là, rien d’excitant, me direz-vous. Le nouveau, c’est que ce groupe a décidé d’allier le virtuel au réel en organisant des rencontres physiques. Question de voir la personne qui se cache derrière le pseudonyme, disons derrière l’ordinateur.

Les rencontres physiques permettent de discuter autour d’un pot et partager des expériences. Puis, les membres sont passés à une autre étape. « Faire rire celui qui est devant un ordinateur, c’est bien, mais c’est encore mieux de permettre à l’orphelin, au nécessiteux de sourire », souligne la co-administratrice de Rire à Gogo, Nonguierma Valérie Josiane, agent de contrôle dans une agence de voyage. Les membres du groupe ont alors décidé de cotiser pour venir en aide à l’orphelinat Mère Thérésa de Nagrin, situé à la périphérie de Ouagadougou. En fonction des moyens de tout un chacun. Vêtements, argent, jouets, ustensiles de cuisine, bref, tout passe. C’est presque les larmes aux yeux que certains membres de « Rire à Gogo » qui ont visité l’orphelinat racontent le calvaire des enfants qui manquent presque de tout. « Lorsque tu arrives à l’orphelinat, c’est vraiment la désolation.

La plupart sont des enfants abandonnés, d’autres sont orphelins de père et/ou de mère. Pour manger même c’est un problème. Pour prendre les cours, les enfants emmènent leur tabouret, ceux qui n’en ont pas s’assaillent à même le sol. Cet orphelinat a besoin de notre soutien », lance Valérie Nonguierma, au bord des larmes.

La collecte pour leur venir en aide a donc commencé depuis décembre 2011 et se poursuit. C’est d’ailleurs, la volonté de manifester cet élan de solidarité à ces enfants démunis que « Rire à Gogo » est passé aux rencontres physiques. Les membres se sont déjà rencontrés à quatre reprises dans la cour de la Maison du Peuple de Ouagadougou pour organiser les opérations de collectes.

Difficile pourtant de mobiliser les uns et les autres. Autant ils sont prompts à réagir aux histoires drôles et images insolites sur le profil Facebook, autant ils sont prompts à répondre absents aux rencontres physiques. Problème de calendrier ? Possible. 1500 membres, disions-nous. Mais, les rencontres n’ont jamais réuni plus d’une dizaine. Qu’à cela ne tienne, l’opération de solidarité fait son chemin. « C’est bien de faire rire les gens mais, il faut un minimum pour rire. Ce sont des innocents malheureux », soutient la co-administratrice Valérie Josiane Nonguierma. C’est d’ailleurs pour éviter les arnaques récurrents à travers Internet qu’ils ont décidé de rencontrer se physiquement afin d’échanger les contacts professionnels et éviter certaines imprudences, soutiennent-ils.

Si la mobilisation au niveau des membres du groupe« Rire à Gogo » est quelque peu décevant, la satisfaction vient de l’extérieur. « Certains ne sont même pas membres du groupe mais ils contribuent parce qu’ils épousent l’idée. D’autres ne sont même pas sur Facebook », confie Valérie Nonguierma qui fait office de trésorière et qui reçoit les dons. Elle est également membre de près de 20 autres groupes d’amis sur Facebook. La plupart de ces groupes ont déjà des rencontres physiques. Sorties-détentes hors de Ouagadougou, échanges de contacts, soutien à des personnes vulnérables constituraient donc les raisons du passage du virtuel au réel. « Le virtuel, c’est bon mais le physique est encore mieux. Les échanges physiques, ça permet d’éviter certaines imprudences », se convainc la co-administratrice de « Rire à Gogo ».

Moussa Diallo

Faso-tic.net

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