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CARET 2011 : De fortes recommandations pour booster le secteur des télécoms

samedi 29 octobre 2011

La 1ère conférence africaine sur la régulation et l’économie des télécommunications (CARET) a refermé ses portes ce vendredi 28 octobre 2011 à Ouagadougou. Pendant trois jours, une trentaine de communications ont été présentées. Consultants, étudiants, représentants d’opérateurs télécoms, professeurs d’université, chercheurs et autres experts des télécoms ont passé en revue les différentes problématiques liées aux télécoms et plus généralement aux TIC.


Croiser les problématiques multiples et réfléchir sur les usages des télécommunications ; c’était l’objectif de cette première rencontre africaine francophone. Les quelques 200 participants de la CARET venus de plus d’une vingtaine de pays se sont donc penchés sur le marché des télécoms et les modèles de concurrence, sa contribution à la croissance économique, les usages et leur adoption par le public et bien entendu la régulation à l’épreuve de l’innovation.

Une trentaine de communicateurs se sont jetés à l’eau pour livrer leur s réflexions à haute voix. La plupart étant des académiciens, les communications furent d’un niveau assez élevé, quelques fois difficilement accessible aux profanes. Normal, nous dira-t-on. Ainsi, pour une fois, l’université africaine francophone est véritablement associée à la réflexion sur les télécoms. Les universités de Ouagadougou et d’Abomey Kalavi du Bénin étaient les mieux représentées.

Les résultats semblent être au rendez-vous. La CARET était « une conférence pour réfléchir et non pour proposer » selon Pr Laurent Gilles. L’objectif n’était pas non plus d’être d’accord à tout prix. Cette liberté de parole a donc rendu les débats particulièrement intéressants. Des recommandations fortes à même de booster le secteur et de le permettre de créer plus de richesses ont été faites par quasiment tous les panélistes. Ce qui permettra à des propositions pertinentes de sortir du cadre académique pour connaître une application concrète sur le terrain. C’est du moins le souhait de tous.

Impact sur productivité et les transactions économiques

La corrélation entre télécoms et croissance économique est assez importante. Mais, il fut difficile de dire lequel des deux entraîne l’autre. Les données macro-économiques en Afrique étant incertaines et parfois peu pertinentes. Les indicateurs télécoms sont également très pauvres. « Ils s’entraînent l’un et l’autre », se convainc néanmoins le Pr Laurent Gilles. Mais ce qui est évident, c’est l’impact des télécoms sur la productivité et les transactions. Le reste n’est que suppositions.

Dans la plupart des pays africains, les coûts des communications dégringolent, du fait de la concurrence mais aussi de l’action du régulateur. Il a donc aussi été question de la relation entre la régulation, les performances et la croissance économique. Il faut donc innover davantage. « L’innovation, ce n’est plus la technique, c’est l’usage, le service, la médiation économique entre les acteurs économiques », dira Pr Laurent Gilles.
Tous conviennent que l’avenir des télécoms en Afrique réside dans la disponibilité de l’Internet haut débit. La question de la fracture numérique est ressortie à plusieurs reprises sans que les uns et les autres ne s’accordent. De toute évidence, elle résulte beaucoup plus de la fracture économique entre le Nord et le Sud.

La CARET, une expérience à renouveler

Cette première expérience de la CARET a véritablement été appréciée des participants. Déjà des voix s’élèvent pour demander l’institutionnalisation de ce cadre d’échanges. « C’est une excellente initiative d’avoir conçu cette CARET qui est un cadre de concertation pour nous africains. Elle nous a permis d’échanger sur les meilleures pratiques en matière de régulation et de tirer des leçons. Les thèmes abordés sont d’actualité et touchent à ce qui nous attende en tant que régulateur dans un secteur en pleine mutation et à fort potentiel de développement, de création de richesses. Ça nous permet de nous remettre à niveau par rapport aux meilleures pratiques internationales », déclare Mohamed Tall, ARCEP du Sénégal. Mme Hien de l’ARCEP/Burkina Faso embouche la même trompette « cette CARET nous a permis, en tant que régulateur, de voir ce que nous pouvons faire pour les utilisateurs et d’améliorer nos relations avec les opérateurs ».

Du traitement du paysage des télécoms et du regard sur l’apport économique du secteur, les résultats sont à la hauteur des attentes. « Ces résultats sont liés à la sincérité des invités et de la franchise des débats tout comme la hauteur d’esprits des communicateurs », souligne Mathurin Bako, président de l’ARCEP, structure organisatrice de l’évènement. La conclusion est sans équivoque : il est nécessaire de maîtriser la régulation et l’économie des télécommunications pour assurer un développement plus soutenu du secteur.

Moussa Diallo
Faso-tic.net

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