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Actes de vandalisme sur les installations de l’ONATEL : Les présumés auteurs mis aux arrêts

jeudi 28 juillet 2011

Des présumés auteurs de vol et de recel de câbles sur les installations de l’office national des télécommunications (ONATEL) et de présumés auteurs de crimes de sang ont été appréhendés par la brigade de ville de la gendarmerie de Boulmiougou de Ouagadougou. La dite brigade a organisé une conférence de presse le 28 juillet 2011 en compagnie des responsables de l‘ONATEL pour présenter les délinquants arrêtés et demander la contribution de tous dans la sensibilisation afin de venir à bout de ces actes répréhensibles. La bande de tueurs en série de veilleurs de nuit de mars dernier ont également été mis aux arrêts.


On se rappelle, il y a quelques jours, les responsables de l’ONATEL avaient organisé une caravane de presse pour constater les actes de vandalisme sur ces installations dans la ville de Ouagadougou. Des actes qui portent des préjudices énormes à la société et sa clientèle. Hé bien ! La presse a été une fois de plus invitée par la même structure en collaboration avec les forces de l’ordre. Cette fois-ci pour présenter un groupe de sept personnes citées comme auteurs de vols et receleurs de produits de ces vols. Ils ont été appréhendés et sont détenus par la brigade de ville de la gendarmerie de Boulmiougou. C’est d’ailleurs dans les locaux de cette unité de gendarmerie qu’a eu lieu la conférence de presse. Trois d’entre eux sont accusés de vol sur les installations.

Leur mode opératoire consiste à couper les câbles de connexion, les brûler pour détruire les couvertures en plastique afin de récupérer le cuivre qui est revendu à quatre autres personnes (2 burkinabè et 2 de nationalité étrangère). Ils n’ont peut-être pas la portée des actes qu’ils posent. Mais « l’occasion leur sera donnée de comprendre que c’est une grave atteinte à la communauté », déclare le patron de cette unité de gendarmerie, le chef d’escadron Hubert Yaméogo. Ainsi donc, cinq tonnes de cuivre, 35m de câbles non encore brûlés ont été saisis par la gendarmerie. Ces vandales présumés seront conduits devant le procureur du Faso au plus tard ce vendredi pour répondre de leurs actes. S’ils sont reconnus coupables, ils courent entre cinq et dix ans de peine d’emprisonnement. De quoi dissuader d’autres malfrats.

Le chef d’escadron Hubert Yaméogo, commandant du groupement départemental de gendarmerie de Ouagadougou a saisi l’occasion pour inviter les populations, qui sont parfois témoins de ces brûlures des fils, à réagir car c’est l’intérêt de tous qui est en jeu. Même invite lancée par Pèma Bamouni, directeur services de l’ONATEL qui ne cesse de s’excuser auprès des clients pour les désagréments subis. Il a, par ailleurs, annoncé la livraison d’une commande de câbles cette semaine. « Nous allons commencer un travail de dépannage accéléré de tous les dérangements qui étaient là depuis quelques mois », rassure-t-il.

Le second groupe de personnes arrêtées est accusé de crimes de sang sur des veilleurs de nuit dans le mois de mars 2011 dont le cas le plus choquant est celui de Ouédraogo Saïdou qui a été égorgé par ses bourreaux dans la nuit du 25 au 26 mars 2011 à la compagnie internationale du commerce et de distribution. Un cas qui a créé une psychose générale au sein de la population. Les investigations ont permis d’interpeller sept personnes dont le cerveau du gang (Paré Sékou) reconnait avoir participé au meurtre de trois autres vigiles. Dans la même affaire, certains purgent déjà leur peine à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. Deux autres sont toujours en cavale (Ouédraogo Sayouba et Traoré Willy).

Des auteurs de vol d’engins à deux roues ont été également appréhendés.

14 vélomoteurs, sept bouteilles de gaz, six couvercles de camions-citernes, cinq démarreurs de camions, quatre téléphones portables et cinq vannes ont été récupérés avec ce second groupe au cours des enquêtes. Environ 200g de cocaïnes ont été saisis. Une paire de chaussures militaires a été retrouvé chez l’un d’entre eux. Il pourrait donc être trempé dans la mutinerie militaire qui a secoué notre pays les mois passés. Les éléments de ce second groupe sont donc poursuivis pour des faits d’homicide volontaire, coups mortels, associations de malfaiteurs et de recel. Au regard du code pénal, ils courent des peines allant de 10 à 20 ans de prison. Tout comme le premier groupe, ils seront conduits devant le procureur du Faso au plus tard vendredi.

« J’interpelle la population pour une collaboration étroite pour permettre de protéger le bien commun, pour permettre à ces unités de terrain de continuer d’apporter leur contribution à la sécurité de nos populations », conclut le chef d’escadron Hubert Yaméogo dont l’équipe a réussi là un joli coup.

Moussa Diallo
Faso-tic.net

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