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Convention collective des journalistes : "Certains ne veulent pas sortir de l’artisanat"

jeudi 9 avril 2009

Le secrétaire général de l’Association des journalistes du Burkina (AJB), Tiergou Pierre Dabiré, était le mercredi 8 avril 2009, dans les locaux de l’Observateur paalga. L’objet de cette visite confraternelle, expliquer la convention collective de la presse privée au Burkina Faso, signée le 6 janvier dernier, appeler les hommes de médias à se l’approprier et à se mobiliser pour son application.


ur la convention collective devant régir le fonctionnement des entreprises de presse privée au Pays des hommes intègres, que d’encre et de salive coulées. D’aucuns avaient parié qu’un tel document ne verrait jamais le jour. Mais aujourd’hui, ce qui était jadis considéré comme un serpent de mer est une réalité et existe sur le papier.

C’est le 6 janvier donc que cette convention collective a été signée, sous la présidence du Premier ministre burkinabè, Tertius Zongo. Avec la convention collective, les journalistes professionnels et assimilés disposent désormais d’un cadre juridique où ils exerceront leur métier.

Le Syndicat national des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) et l’Association des journalistes du Burkina (AJB), parties prenantes, entre autres, aux négociations ayant abouti à la signature de la convention collective (CC), ont entrepris une tournée d’explication dudit document.

Le secrétaire général de l’AJB, Tiergou Pierre Dabiré, accompagné du secrétaire général adjoint du SYNATIC, Siriki Dramé, a rencontré le personnel du quotidien L’Observateur paalga, le mercredi 8 avril dernier.

Ils ont été reçus par le directeur des rédactions, Ousséni Ilboudo, le rédacteur en chef Boureima Diallo, son adjoint, Bernard Zangré, le délégué du personnel, Christophe Ouédraogo, et quelques journalistes.

Le directeur des rédactions, O. Ilboudo, accueillant les visiteurs d’un matin, a salué leur démarche, et dit que l’entretien que les responsables de l’AJB et du SYNATIC ont souhaité avoir est élargi au délégué du personnel.

Pour le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’information et de la culture, Pierre Dabiré, il s’agit pour son organisation, qui a été mandatée pour participer aux négociations sur la convention collective, de retourner à la base, après la signature du document, expliquer son contenu afin qu’elle se l’approprie, éclairer les hommes de médias sur l’esprit qui a guidé sa conception, et les mobiliser pour son application.

Le SG de l’AJB a fait l’historique de la convention collective, « fruit d’une longue lutte » selon ses propres termes. L’idée du document prend sa source dans la libéralisation de la presse au Burkina, au début des années 90. Pierre Dabiré a retracé les péripéties de la convention jusqu’à sa signature. Il évoquera ensuite des aspects de la CC qui, si elle est appliquée, constitueront un tournant décisif pour les professionnels des médias privés, vers plus de responsabilité, vers l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Les entreprises de presse qui l’appliqueront quitteront ainsi « l’informel » pour plus de professionnalisme, mais "certains ne veulent pas sortir de l’artisanat", dira Pierre Dabiré. L’application de la convention collective par ses signataires entre en vigueur à partir de 2010.

Il reste du chemin à faire d’ici là, car une chose est d’avoir signé la CC, une autre va être de l’appliquer effectivement, surtout qu’au départ, des patrons de presse ne voulaient pas en entendre parler, et qu’il n’existe pas de mesures coercitives pour les amener à la mise en œuvre de cette convention collective, arrachée de haute lutte.

Agnan Kayorgo

L’Observateur Paalga

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