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Collectes et de transferts d’argent : L’ e-banking révolutionne le secteur bancaire

mercredi 22 décembre 2010

Grâce aux progrès dans le domaine de la monétique, les cartes bancaires permettent désormais de s’affranchir des distances et le temps. C’est ce qu’il convient d’appeler le génie de la banque en ligne. Encore connue sous le vocable de banque électronique, elle se définit comme l’utilisation des nouvelles technologies pour accéder aux services bancaires. Si l’e-banking ne réinvente pas la banque, elle apporte une plus value. Les paiements en espèces semblent donc voués à la disparition dans les années à venir.


Auparavant, la banque utilisait uniquement les agences pour toucher sa clientèle. Mais, aujourd’hui avec l’avènement de l’Internet et du téléphone portable, le concept de réseau d’agences est en train de perdre de son sens. Les TIC permettent l’accès au service bancaire depuis des localités les plus reculées. La distance a désormais perdu de son sens. Quel que soit le lieu où se trouve le client, les services bancaires lui sont accessibles. La téléphonie mobile est entrée dans les habitudes des populations et constitue un tremplin pour le service bancaire. Elle est l’outil qui a le mieux révolutionné le secteur.

Toutes les banques ou presque s’en servent désormais. La BIB, membre du groupe UBA n’entend pas trainer les pas. Elle y est de pleins pieds. Dans cette banque, les produits du e-banking disponibles sont essentiellement des solutions de collecte et de paiement. Elle propose des produits dits de grande consommation pour les particuliers tels que des solutions de consultation de compte et de transfert à distance. Pour les entreprises, ce sont essentiellement des solutions de paiement. Elles envoient un fichier à la banque avec le nom du bénéficiaire et le montant de ce bénéficiaire. En réception de ce fichier, la banque effectue le paiement de ces différents bénéficiaires. Ce qui permet à l’entreprise de se concentrer sur son corps de métier et accroitre sa productivité.

Grâce à la banque en ligne, « vous n’allez plus attendre 24h pour avoir la preuve que le paiement a été fait avant de livrer la marchandise », explique M Esaïe DIEI, directeur des produits du retail et électroniques de la BIB. « En même temps, vous avez une vue globale de la trésorerie de l’entreprise en temps réel », soutient-il.

L’ouverture à d’autres corps de métier

D’ailleurs, avec l’ouverture des frontières et la levée de certaines réglementations, la banque est devenue accessible à d’autres corps de métiers. Des distributeurs deviennent des banquiers, des opérateurs de télécommunication exercent des activités de banque (transfert), des assurances proposent des solutions bancaires (banque-assurance). « L’électronique vient ainsi ouvrir un grand boulevard au secteur bancaire », affirme avec juste raison Monsieur DIEI. Le fonctionnement d’une banque sans l’informatique est aujourd’hui inimaginable. De nouveaux chantiers sont donc ouverts. En plus du canal classique que sont les agences physiques, les banques distribuent leurs produits à travers les nouvelles technologies à savoir la téléphonie mobile et l’Internet.

L’électronic banking est un outil stratégique pour les banques. « C’est un outil d’économie d’échelle, c’est en même temps un outil de modernisation, un outil d’efficacité et un outil de services à valeur ajoutée », soutient le responsable de l’electronic banking de la BIB, Esaïe DIEI. Cela représente un avantage pour les banques et une opportunité pour les entreprises. Les avantages de la banque en ligne sont énormes. Plus besoin de se déplacer, les informations sont consultables sur le téléphone portable ou sur Internet.

Idem pour les transferts qui constituent la partie la plus visible de l’évolution technologique bancaire. Un autre élément visible, c’est la carte bancaire grâce à laquelle l’activité bancaire fonctionne 24h/24. Ce système est de plus en plus adopté par la clientèle car moins contraignant. Même sans compte bancaire, on peut s’offrir une carte prépayée utilisable à souhait. Ainsi donc, pour être en phase avec les besoins de leur clientèle, les banques investissent suffisamment dans les distributeurs automatiques de billets. Aujourd’hui près de 30 millions de commerçants et un million de distributeurs automatiques de billets dans le monde acceptent la carte visa et autant pour la Mastercard. Ces deux produits font partie des offres de la banque internationale du Burkina.

Un système d’information robuste

La banque en ligne apporte une autre dimension à l’activité bancaire. Aujourd’hui, le système d’information représente l’épine dorsale des banques. La sécurité se présente comme l’un des plus grands soucis des différentes banques. Elles ne lésinent donc pas sur les moyens. Elles font énormément d’investissements pour se prémunir de tout scandale. « L’electronic banking repose sur un système d’information très robuste », précise le directeur des produits du retail et électroniques de la BIB. Pour parer à toute éventualité, cette banque, membre de UBA Groupe dispose d’un arsenal sécuritaire approprié. L’information que reçoit le client est de source sûre, vérifiée, une information qui ne peut pas être piratée ou transformée à d’autres fins ; bref une information fiable à tout point de vue. Qu’à cela ne tienne, les utilisateurs de ces produits électroniques doivent observer la plus grande vigilance. La sécurité n’étant pas seulement l’affaire des banques.

Le Burkina sur la bonne piste

Les Burkinabè commencent à comprendre et à s’approprier les produits de l’électronic banking. Ce qui fait dire à Esaïe DIEI que « le Burkina sur une bonne piste ». Ce regain d’intérêt est favorisé par la forte pénétration de la téléphonie mobile dans les ménages. Aujourd’hui, sur 6 millions de personnes actives au Burkina, près de 4 millions utilisent le téléphone portable ; ce qui représente un vaste marché potentiel. La technologie rentre assez rapidement dans le domaine public. Les coûts ne sont plus exorbitants pour le citoyen burkinabè lamda. Il y a de cela quelques années, la carte visa coutait 60 000 FCFA, aujourd’hui elle est à 5000 FCFA. Dans les années 1990, le téléphone coutait 400 000f, on peut l’’acquérir à 20 000 FCFA aujourd’hui. Vous utilisez votre carte visa, on vous facture à 100 FCFA. Les coûts ne sont plus une excuse pour la non appropriation des offres du e-banking. C’est plutôt les mentalités qui doivent évoluer.

La BIB a innové avec la carte visa qui est un succès planétaire. La population commence à adopter ce produit. Aujourd’hui chaque banque émet des cartes pour ses utilisateurs. La bancarisation est donc en marche et elle est l’affaire de tous. « Nous comptons sur les hommes de médias, sur les hommes politiques, les éducateurs pour faire en sorte que les gens adoptent la banque électronique », conclut Esaïe DIEI. Elle est de plus en plus incontournable. Et des initiatives ne manquent pas pour susciter de l’engouement. L’exemple patent est le Groupement interbancaire monétique de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (GIM-UMOA) dont l’objectif est de faire de la carte GIM le premier instrument de paiement des populations de l’Union, et de développer et d’encourager le paiement électronique.

Recevoir l’information sans se déplacer, réduire sa charge et ses ressources humaines pour s’occuper de son corps de métier. Le tout, en toute sécurité. Au plan macroéconomique, c’est l’économie du pays qui en profite. Les activités des entreprises sont sécurisées, les risques opérationnels réduits et il se dégage une efficacité dans l’activité de tout un chacun. C’est ça la banque en ligne.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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